Coupe de France : Paris a tremblé mais verra la finale (4-2)
Deux buts. Deux buts d’écart face au Paris Saint-Germain, en demi-finale de Coupe de France. Pendant quarante-cinq minutes suffocantes, le Stade Pierre-Mauroy, théâtre neutre à Lille, a vibré au rythme d’un exploit majuscule qui prenait corps. Dunkerque, pensionnaire de Ligue 2 au cœur immense, faisait tanguer le colosse parisien, lui infligeant une leçon d’insolence et d’efficacité redoutable. Le parfum du K.O. flottait, presque palpable.
Car les Nordistes, déjà tombeurs de trois équipes de l’élite dans leur folle épopée, n’étaient pas venus en victimes expiatoires. Mordants, vaillants, ils ont exploité chaque faille d’un PSG étonnamment passif. D’abord sur un coup franc malicieusement joué, où le défenseur Sasso surgissait pour ouvrir le score (7e). Puis, profitant d’une défense parisienne apathique et d’une erreur coupable de Beraldo, le Saoudien Al-Saad, parfaitement lancé par Courtet, doublait la mise d’un tir sec (27e). 2-0. Paris était dans les cordes, sonné, méconnaissable.
Dembélé, l’étincelle avant la pause
Le doute s’installait, pesant. Et si Dunkerque réalisait l’impensable ? Il aura fallu attendre le bout du bout de la première période pour voir Paris réagir. Une étincelle dans la grisaille. Ousmane Dembélé, après un une-deux tranchant avec Hakimi, décochait une frappe puissante qui relançait tout juste avant la sirène (45e). Un but psychologique, crucial, qui changeait la face d’une rencontre mal embarquée. La soufflante de Luis Enrique à la mi-temps a sans doute fait le reste.
Paris reprend ses esprits et finit le travail
Revigorés, les Parisiens revenaient avec d’autres intentions. Plus de rythme, plus d’agressivité. Et l’égalisation ne tardait pas. Sur un corner, suivi d’un service de l’omniprésent Dembélé, Marquinhos déviait de l’arrière du crâne pour remettre les pendules à l’heure (48e). Dunkerque eut bien une ultime occasion de reprendre l’avantage, une tête de Skytta qui frôla le cadre (50e), mais le vent avait tourné. La machine parisienne était lancée. La pression s’accentuait, et c’est Désiré Doué, l’homme en forme du moment, qui délivra les siens après une belle combinaison avec Barcola, d’une frappe précise au sol (72e). Paris gérait ensuite, s’offrant même le luxe d’alourdir le score dans les arrêts du jeu par l’intermédiaire de Dembelé (94e, 4-2).
Paris verra donc la finale, maintenant le cap sur un possible triplé historique. Non sans avoir frôlé la correctionnelle face à des Dunkerquois héroïques qui sortent avec les honneurs. L’ogre a vacillé, mais il est toujours debout.