Vendée Globe 2024 : Retour aux Sables pour Arnaud Boissières et la Mie Câline
Dimanche 6 avril, le chenal des Sables d’Olonne a retrouvé un visage familier. À 11h, sous un ciel printanier et devant une foule dense, Arnaud Boissières a fait son retour à bord de l’IMOCA La Mie Câline. Un moment fort et symbolique pour le skipper sablais, qui a ainsi refermé, d’une certaine manière, le chapitre du Vendée Globe 2024, qu’il n’a pu terminer en course en raison d’un démâtage à 2 500 milles de l’arrivée.
[caption id="attachment_196714" align="aligncenter" width="500"] ©Christophe Favreau - La Mie Câline[/caption]Deux mois après son escale forcée en Martinique, Arnaud Boissières a retrouvé son port d’attache dans des conditions bien différentes de celles qu’il espérait lors de son départ, le 10 novembre dernier. Sa remontée du chenal n’avait rien d’une arrivée victorieuse, mais elle a été accueillie avec la même ferveur. La foule était présente pour rendre hommage à un marin dont l’engagement et la fidélité au Vendée Globe forcent le respect.
« C’était très émouvant de retrouver ce chenal que j’ai quitté dans une ambiance incroyable il y a presque cinq mois. Je l’ai traversé à maintes reprises mais jamais dans ces conditions. Aujourd’hui, marque le retour à la maison de l’IMOCA La Mie Câline après tant d’épreuves surmontées.
Voir toute cette foule, sentir cette chaleur, c’est bouleversant, presque indescriptible. Je ferme la boucle d’une aventure forcément inachevée, mais que je termine en étant apaisé. Le bateau est là, à bon port, et tout le monde est présent : mon équipe, ma famille, mes partenaires, et tous ceux qui ont toujours cru en moi et m’ont soutenu durant ces derniers mois.
J’ai simplement envie de leur dire merci, merci pour tout, du fond du cœur. Cette énergie, je vais la garder précieusement car l’histoire se poursuit avec encore de belles pages à écrire. »
Le 30 janvier, après plus de deux mois de course en solitaire autour du globe, Boissières a vu son cinquième Vendée Globe s’arrêter brutalement. Victime d’un démâtage alors qu’il n’était plus qu’à 2 500 milles nautiques des Sables d’Olonne, le skipper a opté pour une décision à son image : poursuivre sa route vers la Martinique, sous gréement de fortune. Une traversée de 12 jours en autonomie jusqu’à Le Marin, qu’il a menée sans assistance, fidèle à l’esprit de la course.
[caption id="attachment_196715" align="aligncenter" width="500"] ©Christophe Favreau - La Mie Câline[/caption]Une page tournée, mais l’histoire continue
L’arrivée de La Mie Câline aux Sables marque la fin d’un cycle de quatre années de préparation et d’engagement. Le bateau a été sorti de l’eau aux Antilles, puis transporté par cargo jusqu’à La Rochelle avant de retrouver les pontons sablais. Cette remontée du chenal ne symbolise pas seulement un retour, mais aussi un hommage à une aventure contrariée, riche d’enseignements.
Cette journée du 6 avril n’est pas une fin, mais une étape. Le skipper sablais ne cache pas son envie de continuer à écrire son histoire avec l’océan, avec La Mie Câline ou sous d’autres voiles.
Source communiqué de presse