Laurent Blanc à Manchester United, on en reparle
Pour la troisième fois en un peu plus d’une décennie, Laurent Blanc refait surface dans les discussions autour du banc de Manchester United. Le timing n’a rien d’anodin. Le limogeage officiel de Ruben Amorim, acté ce lundi après seulement quatorze mois en poste, a rouvert un chantier que le club n’entend pourtant pas traiter dans la précipitation. En attendant, Darren Fletcher assure l’intérim, symbole d’une direction qui cherche avant tout à reprendre le contrôle.
La situation sportive explique ce tempo ralenti. Sixième de Premier League, Manchester United affiche le pire taux de victoires de son histoire moderne. Amorim, fragilisé par ses résultats mais aussi par des tensions internes sur l’étendue de son pouvoir, n’a pas survécu à ce climat délétère. Le club a clairement fait savoir qu’il privilégiait une nomination réfléchie, quitte à attendre l’été. Un détail qui change profondément la hiérarchie des candidats.
Le dossier Blanc, réel mais secondaire
Oui, Laurent Blanc figure bien sur une shortlist crédible. Plusieurs sources concordantes l’assurent. Libre depuis son départ d’Al-Ittihad en septembre 2025, âgé de 59 ans, l’ancien défenseur offre un profil immédiatement disponible, expérimenté et doté d’un passé mancunien en tant que joueur (2001-2003). Son palmarès reste solide, de Bordeaux au PSG, sans oublier un doublé récent au Moyen-Orient. Mais les cotes parlent d’elles-mêmes : à 8 ou 10/1 selon les bookmakers, Blanc est perçu comme un choix de second rideau.
Dans l’immédiat, d’autres profils séduisent davantage le board. Oliver Glasner, auréolé d’un titre en FA Cup et rompu aux exigences de la Premier League, apparaît comme la piste estivale numéro un. Enzo Maresca, récemment libéré de Chelsea, incarne une option plus rapide, compatible avec une transition tactique inspirée du modèle Guardiola. Même Fletcher pourrait prolonger son intérim si les résultats suivent.
Une hypothèse crédible… mais pour plus tard
Pourquoi Blanc n’a-t-il jamais franchi le pas lors des précédentes rumeurs, en 2014 et 2019 ? Ses limites en Ligue des champions avec le PSG, son absence d’expérience récente en Angleterre et une certaine frilosité du club à l’égard de profils jugés moins “modernes” ont pesé. En 2026, le constat reste similaire. Laurent Blanc coche des cases, mais pas les plus prioritaires. À Manchester United, il est un plan B ou C, davantage envisageable à l’été qu’en solution d’urgence. Crédible, oui. Favori, non.