Arbeloa déjà contesté : la charge brutale venue de Ligue 1
La nomination express d’Álvaro Arbeloa sur le banc du Real Madrid continue de faire des vagues. Au-delà du timing brutal, moins de six mois après l’arrivée de Xabi Alonso, c’est la légitimité même du choix qui est désormais contestée. Et certaines voix, extérieures au club, n’ont pas hésité à employer des termes d’une rare violence pour dénoncer ce virage madrilène.
Une attaque frontale, venue d’un visage familier de la Ligue 1
L’auteur de cette charge n’est autre qu’Oscar Garcia, ancien entraîneur de l’AS Saint-Étienne et du Stade de Reims. Interrogé sur la promotion d’Arbeloa, le technicien espagnol n’a laissé aucune place à la nuance. Sur Catalunya Radio, il a estimé que l’ancien latéral n’était « même pas digne de lécher les semelles de Xabi Alonso » sur le plan tactique, l’accusant au passage de se construire une image en copiant José Mourinho.
Cette sortie n’a pourtant pas manqué de surprendre, tant le parcours récent de Garcia en France a laissé un souvenir mitigé. À Saint-Étienne comme à Reims, son passage n’a jamais réellement convaincu sur la durée, malgré un discours souvent ambitieux. C’est précisément ce décalage entre résultats concrets et posture de donneur de leçons qui nourrit aujourd’hui une certaine ironie autour de ses propos.
Arbeloa, un choix qui divise profondément à Madrid
À Madrid, le malaise est réel. Le profil d’Arbeloa, issu de la réserve et sans expérience à la tête d’une équipe professionnelle, suscite de fortes réserves. Plusieurs éditorialistes espagnols dénoncent un choix interne davantage politique que sportif, perçu comme une manière de reprendre la main sur le vestiaire plutôt que de construire un projet tactique fort.
Derrière cette polémique, une question plus profonde émerge : quelle place le Real Madrid accorde-t-il réellement à son entraîneur ? En s’en prenant à Arbeloa, Oscar Garcia vise surtout un système où le coach semble condamné à s’adapter à l’ordre établi. Une réalité que le nouvel homme fort du banc madrilène connaît sans doute déjà.