Le RN boudé par les banques françaises, Jean-Luc Mélenchon avait dit oui au "Figaro"
Nous sommes en 2026 et… Sébastien Lecornu est toujours à Matignon ! Il n'est là que depuis septembre dernier mais chaque jour est un combat. En attendant les municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle.
Budget : bluff contre bluff
"On aura tout cédé pour, au final, rester au-dessus de 5 % de déficit", se lamente un proche d’Emmanuel Macron, qui plaide, sans trop y croire, en faveur du recours aux ordonnances pour faire passer le budget. Qu’importe la réaction du PS, qui menace Sébastien Lecornu de censure s’il choisissait cette option ? "Les socialistes sont de plus en plus carnivores. Ils en demandent toujours en plus sans rien céder. Mais ils n’appuieront pas sur le bouton, c’est du bluff", poursuit le même. Qui reconnaît qu’on en est au stade du "bluff contre bluff" - fausse menace de dissolution contre fausse menace de censure. La politique se résume parfois à une partie de poker…
Impromptu sur la primaire
"Si tu passes une alliance avec Bruno Retailleau, personne ne peut te battre !" : l’ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a croisé Edouard Philippe à la soirée des 200 ans du Figaro et a tenté de le convaincre de prendre l’initiative de lancer une primaire. "Il a divisé avec ses propos sur Macron, il peut montrer sa volonté d’union en acceptant un processus de sélection", observe Hortefeux. Mais le maire du Havre y reste hostile et ne voit pas comment une primaire entre candidats de partis différents pourrait être organisée en un laps de temps si court, entre les municipales de mars et l’automne.
L’autre primaire
Pour exister, la primaire de la gauche - de Glucksmann à Ruffin, ou jusqu’à Mélenchon, c’est selon - doit encore trouver son espace… Et faire comme si elle allait avoir lieu. Ainsi le 24 janvier prochain à Tours, les organisateurs prévoient d’annoncer la date du scrutin, et la tenue de bureaux de vote physiques.
Les jambes de Philippe
"Regardez Chirac en 2002, Sarkozy en 2012, Macron en 2022 : très souvent les hommes politiques sous-estiment eux-mêmes ce que ça signifie de se remettre à faire campagne" : Edouard Philippe, candidat aux municipales au Havre, n’est pas mécontent de se lancer dans trois mois qui vont lui faire "du bien". A condition, bien sûr, que cela se termine par une réélection, puisqu’il avait prévenu en décembre, sur LCI : "Si j’échouais à convaincre les Havrais, je ne serais pas dans une bonne position pour convaincre les Français."
Mélenchon, absent de dernière minute
Jean-Luc Mélenchon était sur la liste des invités du Figaro qui fêtait son bicentenaire sous la nef du Grand Palais, mardi 13 janvier. Il a même répondu positivement à l’invitation d’un journal qu’il a toujours dit apprécier (plus que Libé ou L’Huma, plusieurs fois maudits publiquement). Il aurait croisé du beau monde : Nicolas Sarkozy, François Hollande, Jordan Bardella, Bruno Le Maire, Bruno Retailleau etc. Aurait, car l’insoumis s’est fait porter pâle au dernier moment. Quelques heures avant la sauterie, il a fait savoir qu’il n’en serait finalement pas. Une photographie avec tout ce gratin de droite ne serait pas forcément très bien passée aux yeux de ses troupes.
Le RN toujours boudé par les banques françaises
2027 approche et le parti d’extrême droite a entamé ses demandes d’emprunt auprès des banques françaises pour la campagne présidentielle. Par le passé, le refus systématique de prêts bancaires avait conduit le RN à contracter un emprunt auprès d’une banque russe. "Ça va être compliqué", annonce d’ores et déjà un cadre, précisant que plusieurs banques ont déjà répondu par la négative aux demandes de prêt du parti. Les frontistes ont revu leur ambition à la baisse. Sur les 12 millions d’emprunts nécessaires, ils espèrent arriver à emprunter entre 2 et 3 millions auprès d’une banque nationale… et comptent aussi sur leurs soutiens pour renflouer les caisses.
Les municipales, la bouée de sauvetage et le parachute
Les élections législatives de 2024, organisées dans l’urgence, ont beaucoup coûté au Rassemblement national. Outre les dizaines de candidats identifiés pour leurs propos racistes, complotistes et antisémites, beaucoup d’entre eux se sont retrouvés parachutés en terres inconnues. A l’approche des élections municipales, le parti a donc enjoint ces derniers à s’investir le plus possible à l’échelle locale, en tant que tête de liste puis pour investir en masse les conseils municipaux et parer les critiques en parachutage de leurs opposants.