Wembanyama vs Antetokounmpo : un duel XXL entre chocs, frayeur et respect
La victoire nette des Spurs face aux Bucks cette nuit a été marquée par un affrontement attendu et intense entre Victor Wembanyama et Giannis Antetokounmpo. Un duel physique, frontal, parfois brutal, qui a donné le ton d’un match dominé par San Antonio mais surtout rythmé par les chocs entre deux des corps les plus impressionnants de la ligue (et des nom trop longs sur les jerseys).
Très vite, la confrontation s’est installée. Wembanyama a accepté le défi, se projetant dans le combat face à Antetokounmpo des deux côtés du terrain. Protection du cercle, présence dissuasive, réponses offensives immédiates après les stops défensifs. Le Français a imposé son empreinte dans un match où chaque contact comptait. Jusqu’à ce moment de tension, genou contre genou avec la star des Bucks, qui a brièvement fait craindre le pire.
Victor Wembanyama a alors rejoint le vestiaire en urgence en boitant, mais il a rapidement rassuré après la rencontre.
« Non, je n’ai pas pensé que c’était sérieux. C’était juste un genou contre genou, et ça m’est arrivé des dizaines de fois, mais jamais contre un gars comme ça. (Rires) Donc c’était un peu plus que d’habitude, mais heureusement c’est quelque chose de très bénin. »
Cette séquence résume l’intensité du duel. Face à Antetokounmpo, Wembanyama savait qu’il faudrait encaisser.
« Lors d’une soirée comme celle-ci, surtout face à un gars comme Giannis, il faut être prêt à sacrifier son corps pour ce matchup, parce que quoi qu’il arrive, tu ne ressortiras pas de là à 100%. »
Loin de reculer, le Français est revenu avec encore plus d’impact. Contres, tirs extérieurs pris dans le rythme, lectures rapides lorsque la défense n’était pas replacée. Wembanyama a expliqué cette agressivité assumée après ses actions défensives.
« La plupart du temps, quand je contre un tir, j’ai la balle dans les mains et la défense n’est pas prête. La défense n’a pas le temps de se replacer, donc les espaces s’ouvrent. Si j’ai la balle en main et que je suis dans ma zone de tir, ça part. »
Dans ce bras de fer, le respect n’a jamais disparu. Wembanyama a reconnu que ce type d’affrontement faisait partie du quotidien des stars ciblées soir après soir.
« Oui, bien sûr qu’il y a une cible. Mais nous aussi, on met une cible sur les meilleurs joueurs adverses. Jamais de manière sale, c’est juste ce qu’on doit accepter. »
San Antonio a progressivement pris le large, s’appuyant sur cette intensité défensive et une adresse retrouvée (43% à trois-points, 51% au tir). Un point sur lequel Wembanyama a insisté, soulignant le message passé par le staff avant la rencontre.
« Mitch a vraiment insisté ce matin sur le tir, en nous faisant bien comprendre qu’on devait prendre ça au sérieux. Et je pense que ça s’est vu ce soir. »
Au final, Victor termine le match avec une ligne de stats ultra propre (22 points en 22 minutes, 7/12 au shot, 5/6 à trois-points, 10 rebonds, 2 contres), tandis que Giannis doit se contenter de 21 points, 5 rebonds et 1 passe et d'un terrible -31 en +/-...
Mais dans ce blowout, le duel avec Antetokounmpo n’a pas seulement été une opposition de statistiques. Il a raconté un match de corps, d’engagement et de maturité. Une soirée où Victor Wembanyama a montré qu’il était déjà prêt à répondre présent dans ce type de confrontations XXL, quitte à y laisser quelques traces.