PSG : « Pas un larbin de Nasser », ce président de Ligue 1 nie tout !
Le dirigeant azuréen a vigoureusement récusé le terme de « larbin » employé par Daniel Riolo la veille. Pour étayer son indépendance, il a rappelé qu’en quinze années de présidence, les mouvements de joueurs entre le PSG et Nice ont été quasi inexistants, à l’exception d’un seul transfert. Rivère a insisté sur le fait que ses bons rapports personnels avec Nasser al-Khelaïfi ne dictaient en rien sa ligne politique, affirmant qu’il lui arrive régulièrement d’être en profond désaccord avec le patron parisien sur des dossiers structurants pour le football français.
Le dirigeant azuréen a vigoureusement récusé le terme de « larbin »
« Vous mélangez tout. Vous parlez de Nasser al-Khelaïfi et vous parlez de Vincent Labrune. Vous dîtes que je suis le larbin du Paris Saint-Germain et que l’OGC Nice est le larbin du Paris Saint-Germain. Mais en quoi? En quoi? J’ai de très bons rapports avec Nasser comme j’ai de très bons rapports avec d’autres présidents », a insisté le président niçois. « Nous échangeons sur des sujets et il y en a où nous sommes d’accord et d’autres où nous ne sommes pas d’accord. En quoi est-ce que ça fait de moi et de Nice le larbin? Parce qu’on vote des choses qui ne vous conviennent pas? »
Concernant la gouvernance de la Ligue de Football Professionnel, il a assumé son soutien à Vincent Labrune lors des dernières élections. Selon lui, ce choix ne relevait pas d’une consigne venue de Paris ou d’une pression de l’actionnaire INEOS, mais d’une conviction personnelle : il jugeait le candidat adverse, Cyril Linette, inapte à gérer la crise actuelle. Sur le rôle de Jean-Claude Blanc, désormais chez INEOS Sport après son passé parisien, Jean-Pierre Rivère a clarifié qu’il restait le seul décideur à Nice et qu’il n’avait aucune obligation de suivre les avis consultatifs, même s’ils émanent de figures respectées de son propre groupe.
Enfin, sur le dossier brûlant des droits TV et de la concurrence entre beIN Sports et la plateforme Ligue 1+, le président niçois a appelé à ne pas tout mélanger. Il estime que le récent rachat des droits du Mondial 2026 par beIN Sports, au détriment de la chaîne de la Ligue, relève de logiques commerciales qu’il faut dissocier des relations entre présidents de clubs. Pour lui, la priorité reste la survie économique du championnat, loin des querelles de personnes ou des procès en allégeance.
« On nous a expliqué le montage financier, il y avait un petit risque financier mais on était prêt à le prendre. On nous a dit de vite voter parce que les droits n’étaient pas encore obtenus de manière définitive. Et évidemment, il n’y a eu que 17 votes pour sur 18 et c’était logique parce que beIN Sports était intéressé. »