OM : Habib Beye par la petite porte
Moins de deux semaines après son arrivée sur le banc phocéen, le technicien sénégalais entre involontairement dans l’histoire du football français par une statistique dont il se serait volontiers passé : il devient le premier entraîneur éliminé deux fois de la Coupe de France la même saison avec deux clubs différents.
Habib Beye entre dans l’histoire par la petite porte
Ce scénario est d’autant plus cruel qu’il s’est joué à un mois d’intervalle dans le même stade, le Vélodrome. Le 3 février dernier, Beye subissait la loi de l’OM alors qu’il dirigeait le Stade Rennais (3-0), un revers qui avait scellé son destin en Bretagne suite à des tensions avec Brice Samba. Hier soir, c’est sur ce même banc marseillais qu’il a vu ses espoirs de trophée s’envoler lors d’une séance de tirs au but fatale (2-2, 3 t.a.b. 4), marquée par l’échec surprenant de Leonardo Balerdi.
Beye est le premier entraîneur éliminé deux fois de la Coupe de France la même saison avec deux clubs différents
Cette déconvenue fragilise déjà le nouvel entraîneur, alors que la Coupe de France était affichée comme l’objectif numéro un pour sauver une saison irrégulière. Si la victoire face à Lyon dimanche dernier avait laissé entrevoir un renouveau, les critiques fusent déjà, notamment de la part de consultants comme Daniel Riolo ou Samir Nasri, pointant du doigt la fébrilité marseillaise dans les moments clés et la gestion de la séance de tirs au but. Habib Beye, lucide, a appelé ses joueurs à « faire face » et à accepter la colère légitime des supporters.
Désormais, l’OM n’a plus qu’un seul terrain pour s’exprimer : le championnat. Le club doit impérativement se remobiliser pour accrocher le podium de la Ligue 1, seule voie restante pour justifier le changement d’entraîneur en cours de saison. La pression sera immense dès le prochain match, car après cette désillusion en Coupe, le droit à l’erreur a totalement disparu sur la Canebière.