« On a l’impression qu’il a tué quelqu’un », enfin une justice pour Brahim Diaz
En prenant la défense de Brahim Diaz après sa panenka manquée face au Sénégal, le capitaine marocain tente de désamorcer une polémique qui menace la cohésion du groupe à seulement trois mois de la Coupe du Monde 2026.
Tout en avouant avoir eu une réaction humaine d’incompréhension sur le moment — se demandant si le joueur du Real Madrid avait conscience de l’enjeu pour tout un peuple — Saïss insiste sur le fait que l’erreur fait partie du jeu. Il rappelle que Brahim Diaz a réalisé un tournoi exceptionnel et que s’acharner sur lui aujourd’hui serait contre-productif pour l’avenir de la sélection. Pour le défenseur d’Al-Sadd, il est impératif de « crever l’abcès » rapidement afin de ne pas emporter ces rancœurs jusqu’au Mondial.
« Ça n’enlève rien à ce qu’il a fait pendant le tournoi »
« Quand tu entends certains, on a l’impression qu’il a tué quelqu’un. C’est vrai, sur le coup, ma réaction d’être humain est de me dire: « Non pourquoi tu fais ça ? » S’il l’a met on n’en parle pas. Chacun a son avis. Certains comprendront, d’autres non. C’est dommage, il avait fait une compétition exceptionnelle. Arriver en finale et tenter une panenka, ça ternit sa compétition même si ça n’enlève rien à ce qu’il a fait pendant le tournoi. Est-ce qu’il avait conscience du moment et de tout ce que ça engendrait pour le foot marocain ? »,
Cette sortie médiatique vise à protéger le talent de Brahim Diaz, que Saïss juge indispensable pour les prochaines échéances. À l’image de la gestion de Leonardo Balerdi à l’OM, la question de la résilience psychologique des cadres après un échec cuisant devient le sujet central des sélections et des clubs en ce mois de mars. Le Maroc doit désormais transformer ce traumatisme en force collective pour aborder le rendez-vous mondial avec sérénité.