PSG – Chelsea (5-2) : Kvaratskhelia et les Parisiens s’offrent un matelas de rêve
Le Parc des Princes a tremblé, vibré, avant d’exploser dans une allégresse absolue. Au terme d’une soirée européenne totalement folle, le Paris Saint-Germain a terrassé Chelsea (5-2) en huitième de finale aller de la Ligue des champions. Ce PSG, que l’on disait malade et fébrile, a prouvé qu’il possédait un cœur immense et des ressources insoupçonnées. Si la défense a encore affiché quelques largesses habituelles, l’attaque a offert un véritable feu d’artifice. Avec ce matelas de trois buts d’avance, la qualification pour les quarts de finale est virtuellement dans la poche avant le voyage à Stamford Bridge.
Une entame de feu vite douchée
Les hommes de Luis Enrique avaient pourtant mordu dans cette affiche avec une féroce envie. Dès la dixième minute, une somptueuse remontée de balle aboutissait à une remise de la tête de João Neves pour Bradley Barcola, dont la frappe en force du gauche fusillait le portier londonien. Le peuple parisien croyait vivre une soirée tranquille, mais les vieux démons défensifs ont vite ressurgi. Oublié au marquage par Nuno Mendes, Malo Gusto glaçait l’enceinte de la Porte de Saint-Cloud d’un tir croisé pour ramener les Blues à hauteur (28e).
Le raid de Dembélé et le faux rythme
Avant la pause, le génie a frappé. Parti de sa propre surface, Ousmane Dembélé a traversé le terrain, mystifié son adversaire d’un crochet ravageur et redonné l’avantage aux siens (40e). Toutefois, au retour des vestiaires, Paris s’est laissé anesthésier par le tempo britannique. La punition fut immédiate : Neto s’échappait dans le dos de Désiré Doué et servait Enzo Fernandez en retrait. Le champion du monde argentin égalisait (56e), plongeant le club de la capitale dans un abîme de doutes malgré une possession de balle largement en sa faveur.
Le cadeau danois et l’inspiration de Vitinha
À court d’idées, le PSG s’en est remis à un improbable coup de pouce. À un quart d’heure du terme, le gardien Filip Jorgensen tentait une relance suicidaire. Contré par un Barcola mort de faim, le cuir parvenait à Khvicha Kvaratskhelia puis à Vitinha. Très critiqué dernièrement, le Portugais réussissait un lob magistral (75e). Ce geste d’une classe folle redonnait l’avantage aux Parisiens et permettait au milieu de terrain de faire taire ses détracteurs lors d’un rendez-vous majuscule.
L’ouragan Kvaratskhelia plie l’affaire
La fin de match fut un chef-d’œuvre tactique signé Luis Enrique. Son coaching a tout emporté, porté par un Kvaratskhelia en état de grâce. Le Géorgien a d’abord logé une frappe flottante en pleine lucarne (86e), bien servi par Mayulu. Puis, au bout du temps additionnel, sur une transition éclair menée par Hakimi, il a scellé le triomphe parisien d’une reprise sans contrôle à l’entrée de la surface (90e+). Une entrée fracassante qui transforme une victoire étriquée en un triomphe retentissant.