La Ligue arabe étudie la possibilité de former une force militaire commune
Dans des déclarations recueillies par RT, le 15 mars, le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, l'ambassadeur Hossam Zaki, a confirmé que la proposition de former une force militaire commune avait été formulée pour la première fois il y a plus d’une décennie et que la Ligue disposait d'un « dossier institutionnel » complet sur le sujet, indiquant que l’organisation est prête à réactiver les travaux sur une force militaire panarabe, en cas de décision des États membres.
Selon les explications de l'ambassadeur Hossam Zaki, l'idée d’une force arabe commune avait été présentée officiellement lors du sommet arabe de Charm el-Cheikh en 2015, à l’initiative du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Une résolution avait été adoptée en vue de la création de cette force, mais les discussions ont été interrompues malgré quelques progrès réalisés, faute d’accords politiques nécessaires à sa mise en œuvre.
Contexte régional différent
La situation régionale de 2015 diffère radicalement de la situation actuelle en 2026, a affirmé l’ambassadeur, qui considère qu'« il est plus que jamais nécessaire » de concrétiser cette idée pour faire face aux menaces communes.
Le diplomate a aussi fait savoir que, s’il existait une volonté arabe de réexaminer la question, elle serait inscrite à l'ordre du jour des prochaines réunions de la Ligue arabe. Hossam Zaki a également souligné que la Ligue arabe suivait de près l'évolution de la situation et agissait conformément aux décisions de ses États membres.
L'ambassadeur Hossam Zaki a insisté sur le fait que le droit des États arabes de répondre à toute attaque dont ils sont victimes est un « droit souverain garanti » par le droit international et la Charte des Nations unies, expliquant que tout État victime d'une agression a le droit de riposter en temps opportun et de la manière appropriée.
Attaquer les pays arabes est une « erreur stratégique »
Le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe a salué la « grande sagesse » dont ont fait preuve les dirigeants arabes, notamment ceux des États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), en s'abstenant jusqu'à présent d’engager une confrontation militaire directe malgré les attaques subies.
L’ambassadeur a affirmé dans ce contexte que la Ligue arabe avait adopté dès le départ une position politique claire concernant les agressions contre les États arabes, considérant ces attaques contre les pays arabes voisins comme une « erreur stratégique » dans les relations avec le monde arabe, car elles violent les principes de bon voisinage et les règles du droit international.
Il a noté que la Ligue avait exprimé cette position à travers les déclarations du secrétaire général Ahmed Aboul Gheit et la déclaration publiée par les ministres arabes des Affaires étrangères lors de leur réunion d'urgence par vidéoconférence la semaine dernière, afin de proclamer une position arabe unifiée.