Un gamin de 20 ans pour sauver la patrie ? L’idée folle de l’Italie
C’est bien plus qu’un simple match de football. C’est une question d’honneur, de fierté, de survie. Ce mardi soir, à Zenica, l’Italie joue son avenir. Une qualification pour la Coupe du Monde 2026, après deux échecs consécutifs, est une « obligation », comme l’a martelé la légende Fabio Capello. Une nouvelle absence serait un drame national, une descente aux enfers pour une nation qui a bâti sa légende sur la plus grande des compétitions. Dans ce contexte de pression extrême, le sélectionneur Gennaro Gattuso est face à un choix, un pari, une idée folle qui pourrait tout changer.
Gattuso compte lancer Esposito dans la fournaise
Car pour ce rendez-vous capital, « Rino » hésite. Son système en 3-5-2 est acté, sa défense solide, son milieu de terrain complémentaire. Mais devant, le doute persiste. Qui pour accompagner Moise Kean ? La logique voudrait une reconduction de Mateo Retegui, titulaire face à l’Irlande du Nord, mais jugé trop peu influent. Et c’est là que l’idée folle prend forme : et s’il lançait dans la fournaise de Zenica le jeune Francesco Pio Esposito ? À 20 ans, l’attaquant de l’Inter, très percutant lors de son entrée en jeu face aux nord-irlandais, pourrait être le grain de sable qui viendrait gripper la machine bosnienne.
Ce serait un pari audacieux, un coup de poker qui en dit long sur l’état d’esprit de Gattuso. Il sait que son équipe a besoin d’un électrochoc, de folie, d’insouciance. Et qui de mieux qu’un gamin sans complexe pour incarner ce vent de fraîcheur ? Fabio Capello, lui-même, a validé l’idée, soulignant que Retegui, qui évolue en Arabie saoudite, n’a peut-être pas le rythme ni « l’attitude » nécessaires pour un tel combat.
La jeunesse au pouvoir, le risque maximum
Le choix est cornélien. D’un côté, l’expérience et la continuité. De l’autre, la jeunesse et la prise de risque. Gattuso a jusqu’au dernier moment pour trancher. Mais cette simple hésitation est déjà un signal fort. Elle montre que l’ancien coach de l’OM est prêt à tout pour briser le plafond de verre qui pèse sur sa sélection.
L’Italie est au bord du précipice. Elle peut, ce mardi soir, retrouver la lumière ou sombrer définitivement dans les abîmes. Le destin de toute une nation repose sur les épaules d’un homme, et peut-être, sur celles d’un gamin de 20 ans. Le pari est fou, mais il est à la hauteur de l’enjeu.