Violences de Moirans: 8 nouvelles mises en examen
"Deux ont été directement placés sous contrôle judiciaire, tandis que des débats contradictoires ont eu lieu pour quatre personnes. Deux autres sont à venir", a-t-il ajouté, précisant avoir fait appel de certaines mises sous contrôle judiciaire. Hier, sept autres suspects avaient été mis en examen pour des même faits de dégradation en réunion ou par incendie et placés sous contrôle judiciaire.
Parmi eux, figure la mère d'un détenu au coeur des violences, poursuivie notamment pour des menaces de destruction. Au total, dix-huit personnes ont été entendues par les enquêteurs dans cette affaire, dont quatorze avaient été interpellées lors du coup de filet lancé par la justice lundi matin dans la région grenobloise. Trois suspects sont toujours en garde à vue.
Le 20 octobre, une cinquantaine de gens du voyage installés dans un campement de Moirans et d'habitants de quartiers alentour s'étaient livrés à des violences spectaculaires. Elles n'avaient pas fait de blessé mais une trentaine de voitures avaient été incendiées, certaines jetées sur les voies SNCF, interrompant la circulation de plus de 120 trains pendant une douzaine d'heures, tandis que la gare et un restaurant avaient été mis à sac.
Les émeutiers réclamaient qu'un jeune de 24 ans, détenu en Savoie et membre de ce camp de gens du voyage, puisse assister aux obsèques de son frère de 17 ans, tué dans un accident de la route le week-end précédant les faits, à bord d'une voiture volée après un cambriolage. Tous encourent une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.
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