Une spectatrice des Spurs filmée en train d’écrire des SMS anti-Hispaniques
Pendant le match entre les Spurs et les Suns, celui lors duquel Victor Wembanyama a inscrit le panier de la gagne, une spectatrice a été filmée par-dessus l’épaule en train d’écrire sur son téléphone des messages à connotation ouvertement anti-Hispanique. Parmi les phrases visibles dans la vidéo : « Beaucoup de fans hispaniques dingues» et surtout « Ils sont tous Hispaniques ! Comment peuvent-ils se payer ça ? ». Une séquence gênante quand on connaît un minimum la ville dans laquelle elle se déroule.
Parce qu’à San Antonio, il faut visiblement le rappeler, la culture latino n’est pas un détail du décor. C’est une partie centrale de l’identité de la ville, de son public, et de l’histoire même des Spurs. Le slogan “Por Vida” n’a pas été inventé pour faire joli sur une campagne marketing. Du coup, voir ce genre de message surgir en plein match, au milieu des tribunes, avait forcément tout pour déclencher un énorme retour de bâton.
This really angered me… ???? pic.twitter.com/dU5FLo8PjN
— 5⭐️ The BirdHouse Tailgate (@TheBirdHouseTG) March 20, 2026
La franchise a réagi publiquement en rappelant son attachement à l’inclusion et au respect, pendant qu’une bonne partie des fans répondait à sa manière : avec indignation, bien sûr, mais aussi avec une bonne dose de moquerie. Certains se sont même pointés au match contre les Pacers la nuit dernière avec un T-Shirt Crazy Hispanic Fans".
Au fond, il y avait quelque chose d'absurde dans cette scène : aller voir un match des Spurs à San Antonio, puis s’étonner de voir autant de supporters hispaniques dans la salle, c’est un peu comme débarquer à la mer et se plaindre qu’il y a trop d’eau.
De’Aaron Fox a lui aussi réagi à la séquence, et il n’a pas vraiment pris de gants. Le meneur des Spurs a rappelé que, pour quelqu’un qui a grandi au Texas, s’étonner de voir autant de supporters hispaniques à San Antonio n’avait tout simplement aucun sens : « Dans mon lycée, on était à 60 % hispaniques. Je viens du Texas, donc… à quoi tu t’attends ? C’est comme aller à Boston et se plaindre qu’il y a plein de Blancs. Quel sens ça a ? Aucun. Je viens de Houston, mec. Je pense que c’est la ville la plus diverse du pays. Mes enfants sont un quart mexicains, donc ils vont grandir avec ça. »