Dédommagement des soldats de "Tempête du désert": Les familles donnent un ultimatum de 30 jours à l’Etat sénégalais pour réagir
Ce qui a le don d’irriter ces familles, pour qui, « cette guerre » est loin d’être finie. Et une autre bataille est ouverte contre l’Etat du Sénégal. A qui l’association des familles des victimes réclame une indemnisation en bonne et due forme. « Primo, vous l’aurez tous compris que le million n’a rien à voir avec l’indemnité de guerre qui est distincte de l’indemnité de congé de paie. Secundo, le million e saurait en aucune manière être assimilé à une indemnisation », s’est encore plaint Me Abdoulaye Tine, aux côtés de certains membres de l’association des familles de victimes sénégalaises.
Cependant, 18 ans après la guerre du Golfe de 1990-1991, les veuves des 93 Diambars décédés, les blessés et victimes se sont constitués le 28 mars 2009 en une Association des victimes et familles des Diambars. Ces victimes réclament à l’Etat leurs indemnités par le biais de leur avocat, Me Oumar Ngalla Ndiaye. A la suite de cette étape, l’association a porté plainte contre l’Etat du sénégalais, le 05 novembre 2009, à la Cour pénale internationale (Cpi) pour non-paiement des indemnités qu’elle attend depuis plus de 27 ans.
A en croire les victimes et leur avocat, l’Organisation des Nations-Unies, le Royaume d’Arabie saoudite et l’Emirat du Koweït avaient versé des sommes d’argent à l’Etat sénégalais pour sa participation à cette guerre. Et ces sommes versées par ces Etats et l’Onu, devraient être distribuées aux ayants-droit. Les mutilés et blessés de guerre ont droit à l’indemnité compensatrice, l’incapacité physique permanente et l’incapacité temporaire du travail, selon les familles de victimes de la guerre de 1991.
Aujourd’hui, Mes Abdoulaye Tine et Assane Dioma Ndiaye ont en charge cette lancinante question de l’indemnisation des familles des 93 victimes sénégalaises enregistrées dans la guerre du golfe. Une plaidoirie qui s’annonce déjà hardie, les attend devant divers prétoires.
Le Témoin