L’aide-soignant incendiaire de Clermont-Ferrand écope de quinze mois ferme
Lors de l’audience, qui s’était tenue devant le tribunal correctionnel, en juin dernier, le prévenu avait avoué son goût pour les incendies, sa satisfaction de voir les soldats du feu en pleine action : « Comme une drogue. »
« Il dit qu’il avait obéi à une pulsion »Alors il allumait des feux. En seulement six mois, il était suspecté d’être à l’origine de pas moins de vingt sinistres, à Clermont-Ferrand et à Guéret (Creuse). Des feux de poubelles, de garages ou bien encore de caves… Le dernier de cette longue série remonte au 19 septembre, à Clermont. Et dans son propre immeuble, où il vivait avec femme et enfant. Un incendie qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Le jeune homme, âgé de 20 ans à l’époque, avait mis le feu à des cartons, sur le palier de la voisine du dessus. Grâce à l’efficacité des pompiers, aucun blessé n’avait été à déplorer, mais le bâtiment est encore inhabitable aujourd’hui.
« Il dit qu’il avait obéi à une pulsion et qu’en fait il maîtrisait l’incendie », avait analysé Emmanuelle Cano, au parquet, lors de l’audience de juin. « Je ne le considère pas de bonne foi. Il a laissé se propager le feu. » Elle avait requis trente mois de prison, dont douze assortis d’un sursis probatoire de trois ans. Le tribunal a rendu son délibéré, lundi. Défendu par Me Naïma Hizzir, l’aide-soignant a été relaxé pour six incendies, mais condamné pour les autres. Il écope ainsi de trois ans de prison, dont vingt et un mois avec sursis probatoire.
Julien Moreau