Les voix d'I Muvrini ont résonné au Prisme à Aurillac (Cantal)
« On revient d’un long voyage ! » En entrant sur scène, samedi soir, Jean-François Bernardini, l’une des voix du groupe I Muvrini ne parlait pas tant de celui qui a mené le groupe insulaire jusqu’au Prisme, à Aurillac. Mais de celui, collectif, entrepris par tous les habitants de la planète depuis fin décembre 2019 et courant 2020.
Ah 2020 !
« Vous vous rendez compte : si on avait dit à Coluche qu’en 2020, le seul resto ouvert serait le sien ! C’est inimaginable ce qu’on a vécu… Je n’aurais jamais imaginé qu’il me faudrait faire une fiche pour aller acheter mon pain… »
Alors pour exorciser tout ça, et parce que la musique aurait le pouvoir d'adoucir les mœurs (entre autres), quelle que soit la langue dans laquelle elle se transmet, le groupe I Muvrini a fait vibrer la sienne. À l’unisson, plus rarement en solo, les voix d’I Muvrini ont fait vibrer les 800 spectateurs réunis au Prisme, samedi soir.
— Marie-Edwige Hebrard (@medwigeh) November 20, 2021Les polyphonies, le blues de la Corse ?Si, souvent, le chant polyphonique est considéré comme le blues de la Corse, il s’est fait lumineux, à mesure qu’il abordait des thèmes chers au groupe : fraternité, écologie ou droits de l’homme.
« Aum Gaïa » en est une belle illustration.
Une chanson ne changera pas le monde, mais parfois elle change notre regard sur le monde
, a souvent répété Jean-François Bernardini, décidément arrivé à bon port à Aurillac.
Marie-Edwige Hebrard