"Je suis amoureux de la basilique" : ils ont choisi de vivre à Brioude (Haute-Loire) et expliquent pourquoi
Mutation, départ à la retraite, envie de renouveau… Les motifs de déménagement sont multiples. Ludovic-Marie, Chantal, Christian, Françoise, Christophe, Lisa et Florent ont un point commun : ils ont emménagé à Brioude il y a peu.
Ludovic-MariePendant 40 ans, elle a vécu à Champagnac-le-Vieux. Depuis mai 2020, Ludovic-Marie vit à Brioude. « Je suis venue ici après mon divorce », explique-t-elle. Elle a quitté le village voisin « car je voulais retrouver la ville et ici il y a les services à côté et des magasins ». Dans sa nouvelle ville, elle a rencontré des amis et son nouveau compagnon.
Grâce à l’association Accueil des villes françaises (AVF) de Brioude, elle s’est mise à la danse en ligne et à la vannerie. Elle découvre la joie des loisirs. « Je fais aussi du Pilates et de la randonnée. »
L’association AVF accompagne les nouveaux arrivants de la com’com Brioude Sud Auvergne. Elle organise également des activités comme de la chorale, couture, vannerie, danse, pétanque… (cotisation : 29 € pour une personne, 50 € par couple). Contact : 04.71.74.90.69 ou presid.avf.brioude@gmail.com. Pour les nouveaux : sna.avf.brioude@gmail.com.
Françoise et ChristopheIls avaient l’intention de passer leur retraite à Brioude, c’est désormais chose faite. Christophe a débarqué dans la cité Saint-Julien il y a un an et demi, Françoise cetteannée. Ils ont quitté le Haut-Jura pour s’installer près de la basilique dont Christophe est « amoureux ».
« Mes parents vivent à Blesle, alors je connais la région », explique-t-il. Pour lui, hors de question de s’installer dans la vallée de l’Alagnon : c’était Brioude. « Il y a des commerces, on peut faire les courses à pied », liste le couple qui travaillait en Suisse dans l’horlogerie.
En fait, c’est un gros village qui a la chance d’avoir un hôpital, une sous-préfecture, une rue commerçante, une piscine, un cinéma qui va être refait… Combien de petites villes ont tout ça ?
Lisa et FlorentPour eux, pas de retraite, ni de famille dans le coin. À 22 ans, Lisa et Florent ont découvert Brioude et la Haute-Loire par le biais de stages estivaux. Alors étudiants pour devenir ingénieurs informaticiens, ils ont travaillé chez PobRun. De fil en aiguille, ils ont posé leurs valises en janvier 2021 « pour de l’alternance entre janvier et août », avec une potentielle chance de CDI derrière.
Ils ne regrettent absolument pas « de ne pas avoir été dans des grosses villes, comme beaucoup de gens de notre promotion ».
Lisa et Florent ont obtenu leur premier CDI à Brioude.
À Brioude ils ont trouvé « des gens chaleureux qui donnent une bonne imagede la ville ». Une « petite ville avec plein de magasins », note Florent. « On n’est pas obligé d’aller à Clermont pour se balader, ajoute Lisa. Et ici il y a de beaux paysages, on peut faire de la randonnée. » Et même du tir sportif où Florent est licencié, ainsi que de la remise en forme pour la jeune femme.
Chantal et ChristianIls ont quitté la Côte d’Azur et Menton pour la Haute-Loire et Brioude. Chantal et Christian, retraités, sont arrivés dans la cité Saint-Julien en juin 2019. Ce choix de destination ne s’est pas fait au hasard. « On s’est mariés à Sainte-Florine et on a habité jusqu’en 1982 à Paulhaguet », explique-t-il. Ils ont souhaité « se rapprocherde la famille, sans être trop proches », plaisante Christian.
De retour en Haute-Loire, ils apprécient « d’avoir de vraies saisons », pas commedans le sud où « il n’y a pas de feuilles jaunes ». Ici, ils ont retrouvé de vieilles connaissances et, grâce à AVF, s’en sont faits de nouvelles. Ils font de la marche et de la chorale, mais surtout « on redécouvre notre région ».
Maryne Le Goff