Ouïghours, Hong Kong, Tibet : Pékin réplique aux États-Unis
La Chine a annoncé mardi des mesures de rétorsion contre quatre personnalités américaines, après des sanctions des États-Unis, qui accusent les autorités chinoises de "génocide" de l'ethnie musulmane ouïghoure. Pékin a également dénoncé les "ingérences" occidentales après la nomination par Washington d'une "coordinatrice spéciale" pour le Tibet et le concert de critiques au sujet des élections locales à Hong Kong durant le week-end écoulé.
Le traitement des Ouïghours, au Xinjiang, cristallise les tensions entre la Chine et les Occidentaux. Washington a imposé ces derniers mois des sanctions à un nombre croissant d’entreprises et de responsables politiques chinois accusés de participer à la surveillance et aux mauvais traitements de la population locale.
En réponse, la Chine a annoncé mardi des représailles visant quatre membres de la Commission américaine sur la liberté religieuse internationale : sa présidente, Nadine Maenza, son vice-président, Nury Turkel, ainsi que les membres Anurima Bhargava et James W. Carr. "Ces mesures de rétorsion comprennent l'interdiction d'entrer en Chine et le gel de leurs avoirs en Chine continentale, à Hong Kong et à Macao", a déclaré à la presse Zhao Lijian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "Il est également interdit aux citoyens et aux organismes chinois de traiter avec ces personnes."
Les États-Unis avaient annoncé le 10 décembre sanctionner le président de la région autonome du Xinjiang, Erken Tuniyaz, ainsi que son prédécesseur Shohrat Zakir en raison de leurs atteintes présumées aux droits de l’homme.
Washington avait également sanctionné la semaine dernière des entreprises chinoises accusées de contribuer à la répression dans la région. Parmi elles figurait le leader mondial des drones, DJI. (AFP)