Comprendre le nouveau Schéma directeur cyclable lancé dans le territoire de Thiers Dore et Montagne (Puy-de-Dôme)
Avec un carburant autour des 2 € depuis plusieurs semaines, la question de l’alternative à la voiture n’a jamais été aussi prégnante.
Des solutions existent. Moins onéreuses et plus écologiques, les formes de mobilités douces (vélo, marche, transport en commun) ont le vent en poupe dans les agglomérations mais peinent encore à séduire les usagers dans des territoires plus ruraux comme celui de Thiers Dore et Montagne (TDM).
Pistes cyclables et location de vélos électriquesMais les pratiques pourraient changer à l’avenir. C’est ce que souhaite le Syndicat mixte des transports urbains du bassin thiernois (SMTUT), qui vient de lancer un nouveau Schéma directeur cyclable, en avril. Avec une ambition affichée : faire de la pratique du vélo une réelle alternative à la voiture individuelle pour les déplacements quotidiens.
Impossible ? Mal adapté au territoire ? Pas si sûr. « Selon les chiffres nationaux qui se vérifient dans le territoire de TDM, près de 65 % des salariés habitent à moins de 10 km de leur lieu de travail », annonce Émilie Grille, responsable de projets au SMTUT. L’équivalent d’un « petit » effort à vélo, pour beaucoup, avec à la clé de réelles économies à la fin du mois sans oublier l’impact positif sur la santé.
Trois phasesÉlaboré dans les territoires de TDM et Entre Dore et Allier (principalement Lezoux, Saint-Jean-d’Heurs et Peschadoires), ce schéma directeur va s’élaborer en trois phases. Il devra répondre à différentes problématiques comme celles de la sécurité, du maillage ou des usages.
La première phase est en cours. Elle consiste à connaître les habitudes de déplacements (heures de pointe, vitesse) à Thiers et Courpière. Afin d’établir de nouveaux plans de circulation. Deux études auxquelles viendront s’ajouter celle de Lezoux dans le cadre du programme Petites villes de demain et Puy-Guillaume qui bénéficie de son côté d’une autre étude encore pour la création d’une voie verte le long de la Credogne. Lors de cette phase de diagnostic et à l’été 2022, une enquête sera lancée auprès des usagers pour connaître leurs attentes.
La deuxième interviendra à l’automne 2022 avec la mise en location de vélos à assistance électrique pour les habitants, pour une semaine, ou un à trois mois. Enfin, des actions de sensibilisation en faveur du développement du vélo type ateliers ou remise en selle seront mises en place lors de la 3e phase.
Et après ? « Les résultats des études seront communiqués en décembre 2023 et ce sera aux élus de s’approprier ce Schéma qui est mis en place pour accompagner les politiques publiques », conclut Émilie Grille.
200 nouveaux emplacements pour vélosEn parallèle, dans le cadre du développement de la pratique du vélo dans le territoire, le SMTUT a permis à neuf communes de se doter de nouveaux emplacements vélos. Le choix d’implantation et le nombre se sont faits au regard des axes, des pôles d’échanges multimodaux ou en fonction de la proximité de lieux culturels ou sportifs. Deux modèles ont été retenus : semi-ouvert ou fermé. L’opération se chiffre à 142.176 € HT, financée par le fonds européen Leader, Alvéole et de l’autofinancement.
Yann Terrat
Liste des nouveaux emplacements vélos. À Saint-Rémy-sur-Durolle (4 abris pour 24 emplacements dont 2 pour des vélos à assistance électrique (VAE), place de l’Eglise) ; à Puy-Guiillaume (7 abris pour 38 emplacements et une station de gonflage) ; à Courpière (un abri pour 4 emplacements) ; à Lezoux (3 abris pour 30 emplacements) ; à Châteldon (un abri pour 4 emplacements) ; à Dorat (un abri pour 4 emplacements) ; à Néronde-sur-Dore (un abri pour 4 emplacements) ; La Monnerie-le-Montel (un abri pour 4 emplacements dont 2 pour des VAE) et à Thiers (un abri et 12 emplacements dont 6 fermés et 6 pour des VAE au siège de TDM).