"Si les frigos des Français sont vident, ce n'est pas à cause des étrangers ": manifestation contre la loi immigration à Clermont-Ferrand
"Il faut une frontière absolue face à cette loi! " Ce vendredi 22 décembre au soir, environ 350 personnes ont répondu à l'appel lancé par une vingtaine d'associations, syndicats et partis politiques du Puy-de-Dôme pour manifester à Clermont-Ferrand contre la loi immigration adoptée en début de semaine.
Pour le syndicat des Avocats de France, comme pour la Ligue des droits de l'Homme, présents devant la préfecture malgré la nuit fraîchement tombée, " la loi immigration était au programme de Jean-Marie Le Pen. Une ligne a été franchie, sans aucun doute."
Un texte jugé dangereux et racisteJeunes, moins jeunes, communistes, insoumis, socialistes et non votants écoutent les prises de paroles qui s'enchainent. Applaudissent à la demande du retrait de la loi immigration. Huent à la mention du nom du président.
Pour Marianne Maximi, députée insoumise de la première circonscription du Puy-de-Dôme, un seul mot : " La honte. Il y a eu des négociations de couloirs pendant la commission mixte paritaire, c'est simplement anti-démocratique." La députée qualifie ce texte de "dangereux et raciste. C'est une vraie bataille culturelle." Pour elle, pas de doute, "si les frigos des Français sont vides ce n'est pas à cause des étrangers, mais bien d'une politique ultra-libérale."
Remettre en cause le droit du sol acquis? "C'est l'un des grands principes de notre pays qui s'émiette. Vous imaginez, un enfant qui n'a connu que la France, qui est né ici et qui n'est pas considéré comme Français?"
Marianne Maximi, comme les autres acteurs présents, "auraient aimé voir plus de monde mobilisé ce soir, mais on a conscience que c'est le dernier vendredi avant les fêtes."
Les vingt-cinq associations, syndicats et partis politiques présents pensent déjà à 2024 : "Nous allons organiser une grande journée de manifestation nationale en janvier." La députée et les autres espèrent voir les gens mobilisés, dans les rues de France, "car il ne faut pas s'y tromper, les étrangers servent de laboratoire pour le moment, mais de telles conditions, comme l'obtention des APL à condition de travailler par exemple, risquent de glisser sur tous les Français."
Marie Bernard

