Taux d’imposition sur les plus-values : la France se situe dans le peloton de tête
Le think tank américain Tax Foundation vient de publier son dernier classement sur l’imposition des plus-values dans les pays européens. Sans grande surprise, la France se retrouve une nouvelle fois parmi les nations aux taux les plus élevés.
Selon le cadre théorique de la Tax Foundation, l’impôt sur les plus-values est « prélevé sur le bénéfice réalisé lors de la vente d’un actif et s’ajoute souvent aux impôts sur le revenu des sociétés ». Pour rendre les données comparables entre pays, la Tax Foundation retient un scénario standardisé : le taux marginal maximal d’imposition sur les plus-values pour les particuliers détenant des actions cotées depuis longtemps, sans participation substantielle, surtaxes incluses.
En France, le taux total d’imposition sur les plus-values peut atteindre 34 %. Ce chiffre s’explique par l’existence d’un impôt forfaitaire, communément appelé Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), fixé à 30 %. Mais pour être précis, le PFU est passé à 31,4 % depuis le 1er janvier 2026. À ce taux peut s’ajouter la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR), qui porte le taux marginal maximal d’imposition à environ 34 %.
En Europe, seuls trois pays dépassent la France en matière de taxation des plus-values. Il s’agit du Danemark, avec un taux de 42 %, de la Norvège à 37,8 %, et des Pays-Bas qui imposent à hauteur de 36 %. À l’inverse, plusieurs États européens n’appliquent aucun impôt sur les plus-values pour la vente d’actions détenues sur le long terme. C’est le cas de Chypre, de la République tchèque, de la Géorgie, de la Grèce, du Luxembourg, de Malte, de la Slovaquie, de la Slovénie, de la Suisse et de la Turquie. Parmi les pays qui prélèvent un impôt sur les plus-values, la Roumanie affiche le taux le plus bas à seulement 1 %, suivie de la Moldavie à 6 %, tandis que la Belgique et la Bulgarie appliquent toutes deux un taux de 10 %. La moyenne européenne pour l’imposition des plus-values issues de la vente d’actions cotées s’élève à 16,7 %, légèrement inférieure à la moyenne des États membres de l’Union européenne, qui atteint 17,7 %.
En réduisant la pression fiscale sur les gains financiers, les États, dont la France, favoriseraient non seulement la création de richesse, mais aussi la circulation des capitaux vers des projets à forte valeur ajoutée, créant ainsi un cercle vertueux pour l’ensemble de l’économie.
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