La punchline de Manuel Valls lors du débat de la primaire était lourde d'arrière-pensées
PRIMAIRE DE LA GAUCHE - C'était la petite phrase destinée à marquer les esprits. Alors que le débat d'entre-deux-tours de la primaire de la gauche a accordé une large place au revenu universel d'existence de Benoît Hamon, Manuel Valls a dégainé une punchline censée résumer toutes les limites de cette propositions.
"Je ne veux pas de cela. Moi je suis le candidat de la feuille de paie. Et je ne veux pas, je ne voudrais pas que mon ami Benoît Hamon devienne le candidat de la feuille d'impôts", a lâché l'ancien premier ministre, recyclant une petite phrase déjà étrennée lors du second débat du premier tour.
"Je suis le candidat de la feuille de paie" : Valls dégaine contre Hamon #PrimaireLeDebat pic.twitter.com/lDP0HxRGYe
— franceinfo plus (@franceinfoplus) 25 janvier 2017
Ce mercredi soir, la saillie a fait mouche. Tout d'abord parce que la question du financement est le principal argument opposé au revenu universel d'existence de Benoît Hamon. Avant l'intervention de Manuel Valls, l'ancien ministre de l'Education nationale avait déjà passé de longues minutes à détailler le processus budgétaire qui permettra à terme de proposer 750 euros à l'ensemble des citoyens.
En décochant son attaque, Manuel Valls a surtout repris à son compte le positionnement de son ancien rival Arnaud Montebourg. Eliminé au soir du premier tour, l'ancien ministre de l'Economie s'était autoproclamé "candidat de la fiche de paie". S'il a immédiatement rallié Benoît Hamon au soir de sa défaite, Manuel Valls ne désespère pas de récupérer une partie de son électorat.
D'où ce "candidat de la feuille de paie" sorti tôt dans le débat et la promesse d'incarner un socialisme du réel. Affirmant s'adresser "au coeur et à la raison" des Français, il a estimé que pour que le scrutin de dimanche prochain donne "l'élan, la force qui comptera beaucoup" pour la présidentielle, il fallait "assumer nos responsabilités, ne pas créer d'illusions et tout simplement dire la vérité aux Français".
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