12 milliars en guise de "dédommagement" à l'Ivoirien Adama Bictogo - l'Etat s'explique
En septembre 2012, l’Etat du Sénégal avait décidé d’instaurer un visa biométrique obligatoire pour l’entrée au Sénégal, applicable, aux ressortissants des pays qui soumettent les sénégalais à la formalité du visa payant. Il avait été signé avec la société SNEDAI Sénégal une convention de concession pour la production de visas biométriques. Au terme de cette convention, SNEDAI Sénégal devait réaliser les investissements nécessaires à l’exercice de la mission qui lui était concédée et se rémunérer sur une partie des frais de délivrance des visas biométriques perçus sur les demandeurs de visas.
Le reliquat devait servir, dans le respect des principes et règles de prévision et d’autorisation budgétaires, au règlement de divers investissements et fournitures destinés à moderniser les services de l’Administration territoriale et de la Police nationale et les hisser au niveau des meilleurs standards pour répondre aux exigences d’un contexte d’insécurité sous-régionale grandissante.
Très vite, il a été démontré que cette taxation de l’entrée au Sénégal était un handicap à l’ambition du Plan Sénégal Emergent de faire du Sénégal une destination touristique de référence, d’autant plus que ce secteur avait été fortement affecté par la crise de l’épidémie hémorragique à virus Ebola qui sévissait dans certains pays de la sous-région ouest africaine.
A partir du 1er mai 2015, l’Etat du Sénégal a décidé la suppression du visa payant pour l’entrée sur son territoire afin de rendre la destination Sénégal plus attractive. Cette mesure a e...