Extradition d'«El Chapo» vers les Etats-Unis, le Mexique donne son feu vert
Car ce n’est pas seulement un baron de la drogue que les autorités mexicaines entendent confier à la justice américaine, mais le roi de l’évasion. Par deux fois, « El Chapo » (le « trapu » comme l’ont surnommé les Mexicains) s’est échappé de manière rocambolesque des établissements de haute sécurité où il avait été enfermé.
En 2001, le narcotrafiquant quitte la prison de Puente Grande dans un chariot à linge. En 2005, le voici au centre pénitentiaire de l’Altiplano à 90 km de Mexico. Cette fois, il passe par les douches grâce à un tunnel construit sur mesure par ses complices : 1 500 mètres entièrement ventilés et éclairés qui conduisent à un chantier.
Le chef du cartel de Sinaloa dispose d’une fortune colossale lui permettant de corrompre certains des fonctionnaires chargés de sa surveillance. Au Texas il est poursuivi pour « délinquance organisée, possession d’armes, homicide et blanchiment d’argent ». En Californie, les juges le soupçonnent « d’importation et de possession de cocaïne en vue de la distribuer ».
Le ministère mexicain des Affaires étrangères assure avoir donné son feu vert à l’extradition après avoir reçu la garantie des Etats-Unis que la peine de mort n...