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Réforme des retraites : ce qui a sonné faux

Comment cette réforme aurait-elle pu réussir ? Tout a sonné faux. L’opposition d’une forte majorité de Français était faite de bric et de broc, chacun voyait le projet à la lumière de son âge, de son métier, de ses revenus, de ses opinions politiques.

Cette réforme a canalisé des informations et des aspirations tout à fait diverses. Je vais entreprendre de recenser ce qui a sonné faux : un faux objectif, de fausses informations allant jusqu’aux mensonges, une fausse idée de la démocratie, une Constitution elle-même fallacieuse, enfin et non le moindre, le défaut de toute morale et toute dignité.

Je vous donne mon avis, peut-être très personnel, trop libéral et trop conservateur à la fois, mais vous pourrez peut-être trouver à réfléchir sur mon analyse.

 

Faux objectif : sauver la retraite par répartition

Dans son ultime discours à l’Assemblée, Élizabeth Borne a bien précisé que le projet de loi se proposait de « sauver la retraite par répartition ». Les partisans d’une dose de capitalisation, fût-elle légère, voulait aussi « oser » ce qui permettrait de sauver la répartition.

Or, la retraite par répartition est définitivement hors de question dans un pays vieillissant comme le nôtre. Ce point a été également admis par les auteurs du projet, c’était même leur base de départ. Aujourd’hui encore les ministres se sont succédé pour dire que dans quelques années le service des pensions passera de 20 milliards à 40 milliards d’euros et il y aura moins d’un actif pour un retraité.

Apparemment les partisans du projet de loi tiraient sur une ambulance. Mais comment cette dramatique erreur a-t-elle pu être commise ?

 

Désinformations et mensonges

Longue liste, donc sans ordre, mais tout a été fait pour tenir la majorité des Français dans l’erreur.

La retraite par répartition serait une conquête sociale 

Elle résulterait donc des acquis syndicaux et politiques. En réalité c’est le régime de Vichy et un ministre ancien cégétiste communiste qui ont nationalisé et collectivisé des systèmes classiques de capitalisation contractuelle. On cite volontiers le socialiste Jules Guesde comme partisan de la capitalisation en 1910.

La capitalisation n’a pas bonne presse

Elle a les odeurs suspectes du capitalisme, du contrat et de la finance. Il n’est donc pas surprenant que la Sécurité sociale et la retraite par répartition aient été choisies par le Conseil National de la Résistance dans son programme économique et mises en place dès la Libération. Or le CNR a été entièrement dominé par les « résistants » communistes. Vive l’idéologie du plan et du collectivisme.

Incompréhension du principe de la répartition

Des millions de Français croient que les cotisations prélevées dans le système par répartition vont constituer un capital (ou un droit, si l’on préfère) qu’ils retrouveront au moment de leur départ à la retraite. Rien de tel : leurs cotisations ne sont pas conservées ni placées, à aucun moment : elles sont utilisées quelques heures plus tard pour payer les pensions des retraités du moment. C’est un pur gaspillage de l’épargne, l’argent n’est pas mis de côté, il est mis en miettes.

Ignorance du principe de la capitalisation

Des millions de Français ignorent également qu’ils devraient verser des cotisations d’un montant bien moindre (environ la moitié) pour avoir une pension bien plus importante. (150 % du dernier salaire). Ils croient aussi que les cotisations patronales procèdent de la générosité des employeurs alors qu’elles sont prélevées, comme les cotisations dites salariales, sur le salaire complet du salarié dont le travail a une valeur incorporée dans le produit ou service rendu. Ils croient enfin que la capitalisation fait courir tous les risques financiers imaginables alors qu’il n’y a aucune perte enregistrée pour un placement à 15 ans.

Il n’y a aucune urgence à réformer le système de retraite

C’est un mensonge majeur, et largement utilisé pendant le débat, du Centre d’Orientation des Retraites (COR). Tout d’abord le COR n’est en rien un centre de comptabilité, de statistique ou de réflexion financière. C’est un regroupement de personnes qui représentent n’importe qui et disent n’importe quoi. Dans les milieux professionnels des retraites, qu’ils soient syndicalistes ou patronaux, personne ne prête attention au COR. Mais politiciens et journalistes s’en régalent.

La variable démographique va rétablir l’équilibre de la répartition dans quelques années

C’est un autre mensonge également diffusé par le COR. Pour compenser le vieillissement de la population, pourquoi ne pas augmenter le nombre d’actifs ? Cette hypothèse, elle-même évoquée par quelques politiciens et économistes, n’est réaliste que dans deux cas : une immigration immédiate et massive et/ou une natalité en croissance rapide. Mais on sait comment la France a échoué dans sa politique d’immigration (le rapport de Fondapol est ici parfaitement lucide), et la natalité ne peut porter ses fruits que quelque vingt ans plus tard ; d’ailleurs comment stimuler la natalité avec des familles détruites par les soins de la législation ?

 

Fausse idée de la démocratie

Il est vrai que la démocratie pose des problèmes même dans les pays dits libres. Elle est « le plus mauvais système politique à l’exception de tous les autres » disait Churchill. Encore faut-il s’entendre sur la démocratie. Or dans notre pays cohabitent au moins quatre conceptions de la démocratie, aussi fausses les unes que les autres.

La démocratie représentative

Grâce à des élections libres les électeurs portent au pouvoir, ou contrôlent le pouvoir, à travers des élus qui les représentent. Mais il y a en France une crise de représentativité : des millions d’électeurs ne sont pas représentés ou sont sous-représentés (la loi électorale élimine toute proportionnalité), la moitié des électeurs ne vont pas voter, et les élus ne sont guère exemplaires. Ces trois réalités sont interactives et expliquent la rupture entre la classe politique et une grande partie du peuple.

La démocratie corporative

Ceux qui représentent le peuple sont les « partenaires sociaux », syndicats de salariés d’un côté, instances patronales de l’autre. Incontestablement le débat sur les retraites a été récupéré par des syndicats en quête de représentativité et de popularité. Cette récupération a été opérée avec la complicité des médias, des manifestations étiques et des piquets de grève clairsemés ont fait la Une – et les casseurs professionnels apparaissaient comme inévitables à cause des violences policières.

Depuis des décennies, les syndicats sont politisés, ils ne représentent personne et cumulent les privilèges et les financements. Il est vrai que le droit du travail, dont l’une des déclinaisons est le droit de grève, n’a rien à voir avec l’État de droit. La liberté et la responsabilité contractuelles n’existent plus, elles ont été diluées dans les conventions collectives indifférentes aux choix et capacités personnelles.

La démocratie dans la rue

Son niveau de légitimité vient du nombre de manifestants, parfois même de la violence des défilés et des slogans. Mais quel est le nombre suffisant pour que les manifestants puissent prétendre représenter le peuple ? Le nombre est variable. On a vu que les trois millions de la « Manif pour tous »  opposés à la loi Taubira ne pouvaient pas représenter le peuple : force est restée à François Hollande. Au demeurant, quand on parle de la rue, il faudrait aussi s’inquiéter de cette démocratie : les gares, les aéroports, les raffineries, les centrales électriques, les écoles, les universités.

La démocratie délibérative 

Le président Macron en a été le créateur et le praticien efficace. Ici, la démocratie consiste à délibérer avec des citoyens tirés au sort pour constituer des conventions citoyennes, réfléchir et programmer les problèmes structurels de la nation. La Convention Citoyenne pour le Climat a été une réussite totale, elle nous a valu la réglementation, la fiscalité, la publicité indispensables pour sauver la planète. Il est vraisemblable que le président aura l’occasion de renouer avec la démocratie délibérative, notamment avec les projets de réformes « sociétales » qu’il va mener à bien pendant la deuxième partie de son quinquennat.

 

Une Constitution fallacieuse

Les doutes sur la démocratie proviennent aussi sans doute de la Constitution de la Cinquième République. Elle n’est sûrement pas libérale puisqu’elle donne au président un pouvoir politique sans limite. Non seulement il tient le pouvoir judiciaire et la magistrature sous sa coupe mais il peut aussi réduire le pouvoir législatif à sa guise, avec le fameux 49.3 et bien d’autres prérogatives. Le pouvoir est à l’Élysée et, comme depuis des siècles, il est jacobin, dirigiste, omniprésent.

L’abus du pouvoir a été pratiqué avec efficacité par le Général de Gaulle, notamment par l’usage de  l’article 16, « en cas de menace grave et immédiate contre les institutions de la République et si le fonctionnement régulier des pouvoirs publics est interrompu ». Le président de la République exerce alors les pouvoirs législatif et exécutif. Certes il ne peut dissoudre l’Assemblée, et le Conseil constitutionnel peut contrôler le bien-fondé et l’usage de cet article. Utilisé sans ménagement après le putsch des généraux en avril 1961, il confirme une réalité évidente depuis 1958 : c’est à l’Élysée qu’est concentré le pouvoir. Comme bien d’autres réformes de Macron I et II, la réforme des retraites a été pensée et organisée par le président de la République.

Certaines réformes, comme celles relatives au domaine sociétal, plaisent à la démocratie de la rue ou de la corporation, et le président est fier des changements qu’il introduit dans la société. Dans d’autres cas, c’est un échec, il sait toujours trouver les mots pour expliquer que la faute en revient à ceux qui ne comprennent pas le monde actuel, l’Europe et la géopolitique, et pour transformer un échec en succès.

La constitution de la Cinquième République est un défi à la liberté et au droit.

 

Où est la morale ? Où est la dignité ? 

Avec la Constitution actuelle toute contestation des réformes présidentielles passe pour une « atteinte aux valeurs de la République ».  

Mais en quoi consistent-elles ? Liberté Égalité Fraternité ?

La liberté est entravée par le poids des coercitions fiscales, réglementaires, par l’écologisme punitif, par le contrôle de la liberté d’expression.

L’égalité est confondue avec l’égalitarisme. Elle n’est pas l’égalité devant la loi mais une mosaïque de privilèges et le nivellement par le bas.

La fraternité c’est le refrain du partage et la solidarité publique et forcée de l’État providence. « Les avantages pour moi et les charges pour les autres » disait Bastiat.

La crise morale que traverse la société française n’est ni actuelle ni spécifique à notre nation. Elle est due à une excroissance du pouvoir politique qui pratique l’électoralisme, le favoritisme et détruit la responsabilité personnelle. Elle est due aussi à la difficulté de maîtriser une croissance économique rapide et bien diffusée (grâce au capitalisme et au recul des barrières politiques), car s’enrichir exige sans doute davantage de respect de la propriété et de la dignité.

Quand l’État se permet de contrôler la vie et la mort, quand il détruit la famille et l’esprit de service, quand il abuse du mensonge et de la peur, il crée et entretient la servitude volontaire. Mais ce discours n’a pas été compris, les valeurs morales et spirituelles ont été négligées, parfois violées et souvent dans les pays occidentaux, naguère si fiers des valeurs de civilisation qu’ils avaient dégagées après plusieurs siècles.

Pourrions-nous tirer quelque leçon de tout ce qui a sonné faux dans la réforme des retraites ?

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