Avec le duel Bournazel-El Khomri aux législatives à Paris, des électeurs coincés entre le candidat de Philippe et celui de Macron
POLITIQUE - "Une fumisterie complète"... À 48h du deuxième tour des législatives et de l'aboutissement de plusieurs mois rythmés par des scrutins (primaires et présidentielle), certains électeurs n'ont peut-être jamais été autant déboussolés. Il suffit de se rendre dans la 18ème circonscription de Paris, où les deux candidats qui s'affrontent affichent le soutien du président de la République et/ou du premier ministre. En l'absence d'un candidat officiellement En Marche!, l'ex-ministre Myriam El Khomri (PS) revendique le soutien d'Emmanuel Macron, alors que le juppéiste Pierre-Yves Bournazel (LR) est officiellement appuyé par le Édouard Philippe.
Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article, la situation déroute certains électeurs de droite comme de gauche. "Ça donne l'impression que la politique, c'est retourner sa veste en fonction des éléments", regrette Philippe au micro du HuffPost. "Ça va être compliqué à l'Assemblée, il n'y aura pas vraiment d'opposition", ajoute cet électeur de droite qui s'abstiendra au deuxième tour. Pour Jacqueline, c'est carrément "une fumisterie. "Ou on fait plaisir à son premier ministre et on l'investit (Bournazel), ou on ne veut pas se séparer d'une socialiste et on la nomme (El Khomri)", explique la dame, qui ira tout de même voter pour l'un des candidats.
Hummmm... pic.twitter.com/fHC3CiGa5u
— Pierre Tremblay (@tremblay_p) 16 juin 2017
Du côté des équipes des candidats, chacun vante sa proximité avec le nouveau gouvernement et l'intérêt de la victoire de son camp pour la future majorité présidentielle. "Le soutien d'Emmanuel Macron est précieux pour Myriam El Khomri parce qu'elle s'inscrit dans cette ligne de vouloir influer à gauche le gouvernement avec son ADN politique et son itinéraire", explique Lucas, militant de l'ex-ministre socialiste. "Celui qui incarne le renouvellement, c'est M. Bournazel. C'est un élu de proximité qui n'a pas encore été député, jamais ministre, et c'est pour ça qu'il incarne beaucoup plus la majorité présidentielle", vante quant à lui Simon, militant du candidat investi par LR.
Mais le mot de la fin revient probablement à ce badaud très sympathique rencontré devant les deux affiches des candidats rue Lepic, dans le 18ème arrondissement. Découvrez le témoignage et le choix de cet électeur un peu confus à la toute fin de la vidéo en tête d'article.
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