L'élection de Ferrand à la tête du groupe La République En marche fait grincer des dents dans l'opposition
POLITIQUE - Exfiltré du gouvernement mais plébiscité à l'Assemblée. L'élection à l'unanimité moins deux abstentions de Richard Ferrand à la présidence du groupe La République En Marche a été applaudie ce samedi par les députés du parti présidentiel, beaucoup saluant l'expérience et la légitimité de ce macroniste de la première heure.
Honoré et heureux d'avoir été élu Président du groupe #LREM à l'Assemblée nationale. Tous prêts à œuvrer à la réussite du quinquennat pic.twitter.com/uCcewann9K
— Richard Ferrand (@RichardFerrand) 24 juin 2017
Plusieurs cadres de l'opposition se sont en revanche indignés de voir le député du Finistère, évincé du gouvernement suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire, recasé sans débat à la tête du premier groupe du Palais Bourbon, certains pointant le décalage entre ce scrutin et la volonté affichée d'Emmanuel Macron de moraliser la vie publique.
"Richard Ferrand élu à la tête du groupe LREM : la "moralisation" ce sont de grands mots mais des actes petits...", a notamment tweeté le vice-président du FN Florian Philippot, dont le parti fait lui-même l'objet de plusieurs enquêtes judiciaires.
Richard Ferrand élu à la tête du groupe LREM : la "moralisation" ce sont de grands mots mais des actes petits...
— Florian Philippot (@f_philippot) 24 juin 2017
#Ferrand à la tête du groupe #LREM à l'AN c'est le triomphe de la moralisation et de la confiance dans notre vie démocratique ???? #GrosseFarce
— Sophie Montel (@Sophie_Montel) 24 juin 2017
Défait par un adversaire En Marche! au second tour des législatives, l'ancien député LR des Français de l'étranger Thierry Mariani a ciblé la majorité macroniste en étrillant "une vraie bande de godillots piétinant la morale".
En élisant #Ferrand Pdt du groupe #EnMarche,à main levé,pas de risque de dissidence.Une vraie bande de godillots piétinant la morale!
— Thierry MARIANI ن (@ThierryMARIANI) 24 juin 2017
A l'autre bout du spectre politique, même réaction de la part du porte-parole du Parti communiste Olivier Dartigolles.
Une élection à main levée, avec une seule candidature, visée par une enquête préliminaire, sous les acclamations et sur décision du PR. https://t.co/eSfg37DZTQ
— Olivier Dartigolles (@Dartigolles) 24 juin 2017
A la veille du séminaire de travail à huis clos organisé par le parti présidentiel, le doute persistait quant aux modalités du vote censé désigner le président du groupe En Marche à l'Assemblée. Pour certains députés, le choix d'un vote à main levée risquait de dissuader d'éventuelles candidatures alternatives.
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