Saluts nazis, torches et armes lourdes, les images hallucinantes d'un rassemblement d'extrême-droite à Charlottesville aux États-Unis
ÉTATS-UNIS - Si ces images ne sont pas rares aux États-Unis, elles ont de quoi choquer. C'est avec des torches, des slogans racistes et des saluts nazis qu'a commencé une manifestation d'extrême-droite dans la nuit du 11 au 12 août à Charlottesville, en Floride.
Très vite, les néo-nazis ont entouré quelques manifestants anti-racistes, armés de torches flamboyantes, comme le montre la vidéo en tête de l'article.
Samedi matin, le rassemblement officiel a débuté. Transportant cette fois-ci des armes impressionnantes, les participants ont commencé a se rassembler à l'Emancipation Park, où se trouve la statue du général sudiste Robert Lee. C'est contre la destruction de celle-ci que ces manifestants nationalistes, Ku Klux Klan et néo-nazis compris, veulent manifester ce weekend.
Craignant des débordements, le gouverneur de l'Etat avait appelé vendredi les habitants à éviter de se rendre à l'événement que ce soit "pour le soutenir ou pour s'y opposer". Et effectivement, selon les médias américains, de violents débordements ont d'ores et déjà éclaté ce samedi, quelques heures après le début de l'événement, faisant au moins deux blessés.
At least 2 people have been injured in violent clashes in #Charlottesville, VA ahead of a white nationalist rally https://t.co/dzg92WQnHM
— CNN Newsroom (@CNNnewsroom) 12 août 2017
De son côté, la première dame Melania Trump a lancé un appel au calme sur Twitter. "Notre pays encourage la liberté d'expression, mais essayons de communiquer sans haine dans nos coeurs. Aucun bien ne ressort de la violence".
Our country encourages freedom of speech, but let's communicate w/o hate in our hearts. No good comes from violence. #Charlottesville
— Melania Trump (@FLOTUS) 12 août 2017
Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans la ville mais avaient été très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes.
Cette fois-ci, la droite nationaliste espère attirer nettement plus de partisans, grâce à la présence de différents responsables de la mouvance Alt-Right, enhardie par la présidence de Donald Trump.
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