Nouveau rassemblement d'extrême droite à Boston pour "la liberté d'expression", une semaine après Charlottesville
ÉTATS-UNIS- Les rassemblements se poursuivent aux États-Unis après les événements de Charlottesville, le 12 août dernier. A Boston, une manifestation officiellement en faveur de la liberté d'expression mais devant réunir des militants d'extrême droite, a rassemblé des milliers de personnes ce samedi 19 août.
Une manifestation "pour la liberté d'expression", mais surtout pour le droit d'afficher librement ses opinions suprémacistes et protester contre les dégradations de statues de symboles confédérés. Plusieurs milliers de partisans d'extrême droite et nationalistes-blancs se sont réunis en se déplaçant à travers la ville. Ils ont bien vite été rejoints par une foule de manifestants de gauche qui eux militent contre "les fascistes, le Ku Klux Klan et les néo-nazis".
De nombreuses associations avaient appelé à une grande manifestation après qu'un groupe, auquel promettaient de se joindre des conservateurs proches de l'extrême droite, eut appelé à un rassemblement dans le centre de Boston ce samedi officiellement pour défendre la "liberté d'expression", une expression devenue symbole de discours anti-politiquement correct et parfois raciste.
Aerial view shows large crowd of counter-demonstrators marching through Boston ahead of planned "free speech" rally. https://t.co/30EmFLxYZUpic.twitter.com/RKpELfYccS
— ABC News (@ABC) 19 août 2017
A look at the crowds marching from Roxbury to Boston Common to protest the #BostonFreeSpeech rally. Live updates: https://t.co/rwNTtEcuzfpic.twitter.com/SLBF52N0b1
— The Boston Globe (@BostonGlobe) 19 août 2017
Happening Now: Thousands march in protests in Boston. pic.twitter.com/Mh3e6RIIZh
— Fox News (@FoxNews) 19 août 2017
Thousands gather in #Boston to protest the Free Speech rally by the alt-right scheduled at noon in the Boston Commons.
— Negar (@NegarMortazavi) 19 août 2017
Via @PSYCH_HYPEpic.twitter.com/pGRWJkIARW
MOMENTS AGO: Woman waving American flag hit, dragged by protester at #FreeSpeechRally in #Boston. #BostonCommonpic.twitter.com/7swgamIOjU
— Fox News (@FoxNews) 19 août 2017
Guy wearing @realDonaldTrump red cap quickly surrounded, people yelling "shame." Forced to remove.#BostonFreeSpeechRally#BostonCommonpic.twitter.com/2lU2MN11at
— Jonathan Choe (@choenbcboston) 19 août 2017
"Pas de place pour la haine", "Rentrez chez vous, nazis" peut-on lire sur les panneaux brandis par les militants antiracistes. Sous le slogan "BostonResist", les manifestants de gauche sont eux aussi venus en nombre pour une contre-manifestation.
Vers midi, quelque 4000 manifestants anti-racisme et anti-fascisme descendaient Tremont Street sous le soleil, en direction de Boston Common, une des places les plus célèbres de ce bastion démocrate et anti-Trump qu'est cette métropole du nord-est des Etats-Unis, selon un photographe de l'AFP sur place.
Proud to counter the fascist messages of hate on the Boston Common #resistbostonpic.twitter.com/BiJAfjFvKf
— Andrei Oprisan (@AndreiOprisan) 19 août 2017
Out here on the Boston Common. This is what community looks like! #Resist#Boston#fightsupremacypic.twitter.com/tna6zqo0gc
— conniemadway (@conniemadway) 19 août 2017
Boston Common. pic.twitter.com/CQQBzVFZXX
— Andrew Stanton (@GeekStanton) 19 août 2017
Awesome #BostonResist second line marching us to #BostonCommonpic.twitter.com/gc8sP5g0vE
— Zoe Grover (@ZoeGrover1) 19 août 2017
There must be tens of thousands in #Boston heading toward #BostonCommon for #BostonResist already. And it's only 11am. pic.twitter.com/xL2C6MdfsV
— Ernie Chiara (@erniechiara) 19 août 2017
"Nous ne tolérerons aucune violence d'aucune sorte", a encore averti samedi le maire de Boston, Marty Walsh, dans un tweet. "Je demande à tout le monde de rester pacifique et de respecter notre ville (...) Nous sommes unis contre l'intolérance", a-t-il ajouté.
La police était déployée en force le long du cortège de manifestants. Quelque 500 policiers étaient chargés de séparer manifestants des deux bords si nécessaire, selon les médias locaux. La police a aussi multiplié les avertissements aux manifestants sur les réseaux sociaux, en leur rappelant notamment que tout ce qui pourrait ressembler à une arme (bâton, pierre, etc...) était interdit.
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