Richard Ferrand "ne souhaite à personne" ce qu'il a traversé
POLITIQUE - "J'ai tout subi". Mis hors de cause après le non-lieu prononcé par le parquet de Brest ce vendredi 13 novembre, Richard Ferrand s'est exprimé dans la foulée dans les colonnes du Figaro, avant un entretien sur BFMTV prévu en début de soirée.
"Aujourd'hui, je retrouve toute ma liberté d'esprit, parce que les soupçons de malhonnêteté qui pesaient sur moi sont définitivement levés. Cette histoire a duré quatre mois et demi, elle est maintenant derrière moi", se félicite l'éphémère ministre la Cohésion des Territoires, listant les épreuves qu'il a eu à affronter : "les unes de certains journaux, les commentaires infamants et calomnieux, les insultes dans la rue et dans le train, et au premier plan les souffrances de ma compagne et de mes enfants".
Une "souffrance intime" d'avoir été présenté comme un "homme malhonnête" que le patron du groupe LREM à l'Assemblée nationale ne "souhaite à personne". "J'ai toujours dit que je n'avais rien commis d'illégal ni d'immoral", insiste Richard Ferrand. "Je voudrais que ce que j'ai subi interroge tous les auteurs de jugements à l'emporte-pièce qui ne mesurent pas les dégâts humains qu'ils créent", indique-t-il dans un communiqué.
La fin de cet épisode judiciaire signifie-t-il son retour sur le devant de la scène politique? "Je n'ai jamais eu le sentiment d'avoir quitté [le premier plan politique], même s'il est vrai que je me suis moins exposé médiatiquement", affirme au Figaro l'élu breton, qui se dit "libre de parler à nouveau de l'avenir de notre pays".
Pour autant, l'intéressé assure qu'il ne nourrit pas d'ambitions ministérielles. "À l'heure actuelle, j'ai le sentiment de servir à la fois mon pays et le projet porté par le président de la République. Je ne cours après rien", jure-t-il, précisant également qu'il ne se porte pas candidat à la présidence d'En Marche.
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