Échec de la troisième journée de manifestation contre les ordonnances
TRAVAIL - "Résignation ne veut pas dire approbation", estimait Olivier Faure auprès du HuffPost, à quelques heures de la troisième journée d'action contre la réforme du code du travail. Le double constat du président des députés socialistes a été confirmé à l'issue des manifestations organisées dans toute la France, ce jeudi 19 octobre, à l'initiative de la CGT.
Un net essoufflement a été par exemple observé à Paris où le syndicat de Philippe Martinez a compté 25.000 manifestants. La même source évoquait 60.000 personnes pour le premier rendez-vous le 11 septembre, ils étaient encore 55.000 le 21 septembre. Selon la police, ils étaient 5500 ce jeudi, contre 24.000 début septembre et 16.000 le 21 septembre.
Cette troisième journée d'action symbolisait dès son lacement l'échec de la stratégie unitaire des syndicats. Alors que tous -y compris la CFDT et FO- avaient accepté de se réunir au siège de la CGT, lundi 9 octobre, aucun appel commun n'avait pu être lancé. La CGT avait même été la seule à appeler à manifester avant d'être rejointe par Solidaires. Une nouvelle réunion est prévue le 24 octobre mais le gouvernement est serein sur la réussite finale de sa réforme du code du travail.
Signées par Emmanuel Macron fin septembre, les ordonnances vont être ratifiées dans les prochaines semaines par le Parlement. L'exécutif n'a d'ailleurs pas attendu cette échéance pour lancer son deuxième chantier: la réforme de la formation professionnelle, de l'apprentissage et de l'assurance chômage.
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