Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, reconnaît "la naissance de la République de Catalogne"
CATALOGNE - Il avait déjà apporté son soutien au "peuple libre" de la Catalogne. Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, a reconnu ce vendredi soir l'indépendance de la région, proclamée par les séparatistes, tandis que celle-ci a été mise sous tutelle par Madrid.
Dans un communiqué, Jean-Guy Talamoni salue "la naissance de la République de Catalogne" et exprime sa "solidarité à l'égard de son gouvernement et de son peuple". Regrettant que "cet événement historique n'intervienne pas dans une situation apaisée", il approuve la décision du parlement catalan, qui "vient donc de refuser l'abaissement de sa démocratie et l'humiliation de son peuple".
Tous les démocrates européens doivent soutenir un peuple qui ne demande qu'à exercer librement ses droits. Visca #Catalunya! pic.twitter.com/KzJl5nbxFf
— Jean-Guy Talamoni (@JeanGuyTalamoni) 27 octobre 2017
Interrogé sur France Info, le président de l'Assemblée de Corse a fait également par de son incompréhension quant à la réaction de l'Union européenne, qui se place du côté du gouvernement espagnol. "Du côté européen, ce qui est préoccupant, c'est cette solidarité sans faille avec Madrid, qui a utilisé des moyens extrêmement violents pour empêcher des gens qui venaient pacifiquement effectuer un vote. Les responsables européens auraient dû, au minimum, dire leur désaccord face à cette agression face à un fait purement démocratique". Lors du référendum du 1er octobre, des violences policières avaient émaillé le vote, faisant au moins 91 blessés.
Salutemu a nascita di a Republica di Catalogna! #Sulidarità
— Jean-Guy Talamoni (@JeanGuyTalamoni) 27 octobre 2017
La situation - complexe - de la Catalogne inspire-t-elle la Corse? L'Île de Beauté "n'est pas du tout dans cette séquence, y compris du point de vue des indépendantistes", souligne-t-il, avant de préciser à France Info: "Nous avons beaucoup de retard sur la Catalogne, sur le plan institutionnel, sur le plan économique. Les Corses, s'ils le veulent, dans dix ans, pourront mettre l'indépendance en débat. Mais les choses ne se feront pas autrement que par la démocratie".
Les Corses sont appelés aux urnes pour de nouvelles élections territoriales les 3 et 10 décembre. Ils pourraient de nouveau porter au pouvoir les candidats nationalistes, qui se présentent unis pour obtenir un statut d'autonomie.
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