"Danse avec les stars" va faire monter un loup sur scène et ça indigne
ANIMAUX - "Les loups sont des animaux sauvages, potentiellement dangereux, et leur place n'est pas sur un plateau de télévision."
Dans une lettre rédigée par Cyril Ersnt, porte-parole de PETA France ("Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux"), et transmise à TF1, l'association de défense de la cause animale somme la chaîne privée de ne pas exhiber un loup pendant l'émission "Danse avec les stars" diffusée ce samedi 25 novembre en direct.
De nombreuses personnes indignées
La raison de cette lettre remonte au lundi 20 novembre. Sur Instagram, la chanteuse Joy Esther et le danseur Anthony Colette publient plusieurs clichés sur lesquels on peut les voir en pleine répétition, accompagnés d'un loup nommé "Mako".
A en croire les commentaires rédigés par les deux artistes en légende, la bête doit figurer dans la chorégraphie du "couple" pour le prime 7 de "DALS" prévu ce samedi 25 novembre.
Rapidement, c'est la polémique. L'association Peta indique avoir reçu de nombreux messages "d'internautes choqués par l'annonce de la présence du loup lors de la compétition dansante." La situation pousse d'ailleurs l'association à réagir.
Dans une lettre, elle demande à TF1 de ne pas contraindre l'animal à figurer sur scène, et plus globalement, à stopper "l'emploi d'animaux vivants": "Nous espérons que votre groupe ne souhaite pas que son nom soit durablement associé à la banalisation de la captivité d'êtres sensibles (...) C'est pourquoi, nous vous demandons de prendre l'engagement de ne plus utiliser d'animaux vivants dans aucune des émissions que vous diffusez."
L'organisation n'est d'ailleurs pas la seule à se manifester. Sur Twitter, l'association "One Voice", fondée en 1995 et militant pour le "droit absolu des animaux au respect", publie un message au ton explicite, dans le même registre que "Peta France".
Les #loups (animaux sauvages, qui plus est) n'ont pas à être #captifs & dressés (sous la contrainte), et se retrouver dans des films, des fêtes médiévales ou des émissions de TV! Ils doivent vivre en pleine Nature, protégés de la prédation humaine #TempsDeCerveauDisponiblepic.twitter.com/4YqlRXFxtB
— One Voice (@onevoiceanimal) 21 novembre 2017
Des positions diverses
Ce nouvel épisode vient s'ajouter à la longue liste de débats relatifs à ce sujet. En septembre, le Collectif des cirques, qui réunit la quasi-totalité des cirques traditionnels français, affirmait sa volonté de défendre une "profession dénigrée par des groupuscules animalistes" opposés à la présence d'animaux sauvages dans cette activité.
A ce titre, Solovich Dumas, directeur du cirque de Rome, affirmait: "Les gens qui nous dénigrent prétendent connaître les animaux, c'est faux. Nous vivons avec eux depuis qu'ils sont nés, nous avons appris à les respecter, à les éduquer et nous transmettons cela à nos enfants."
A l'opposé, de nombreuses organisations non-gouvernementales parmi lesquelles "Peta France" ou "One Voice" dénoncent le traitement des animaux dans beaucoup de ces structures. Certaines personnalités ont également pris l'initiative de s'impliquer personnellement. C'est le cas de Rémy Gaillard. En décembre 2016, l'humoriste s'était enfermé dans une cage de la SPA de Montpellier pendant quatre jours pour marquer les consciences et défendre les animaux abandonnés. Plus récemment, le vidéaste a même créé son festival destiné à la protection des Animaux.
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