Contre l'abandon de Notre-Dame-des-Landes, ce maire met les drapeaux en berne
POLITIQUE - C'est sa manière à lui de protester contre l'abandon de Notre-Dame-des-Landes. Le maire de Saint-Aignan-de-Grand-lieu a décidé, dès l'annonce d'Édouard Philippe, de mettre en berne tous les drapeaux de sa ville. Jean-Claude Lemasson a même annulé la cérémonie des voeux prévue dans sa commune.
"C'est une mascarade depuis de nombreuses semaines, avec un encore un épisode extrêmement douteux samedi dernier, ici même (visite du premier ministre, ndlr). C'est un déni de démocratie", a-t-il dénoncé dans la presse locale.
Drapeaux en berne a la mairie de Saint Aignan de Grand Lieu apres l abandon du projet de NDDL #NDDL#EdouardPhilippe#NantesAtlantiquepic.twitter.com/mz1913C7v9
— Nicolas Hesse (@Nicolashesse) 17 janvier 2018
Le mécontentement de l'édile est lié au fait que sa commune abrite l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique qui doit être prochainement aménagé pour faire face à l'accroissement du trafic aérien. Le véritable problème est le bruit lié au survol des avions qui ne dépassent pas 200m d'altitude sur le village.
Dans son discours, Édouard Philippe a promis de prendre cela en considération. "Nous ferons tout pour réduire ces nuisances (sonores) dans le village de Saint-Aignan-Grandlieu et, si ce n'était techniquement pas possible, elles feraient l'objet de compensations exemplaires", a affirmé le premier ministre qui prédit déjà des départs de population.
Mais Jean-Claude Lemasson entend mener le combat tout de suite. "Cette extension de Nantes Atlantique, elle n'est pas près de se faire. On va se battre avec tous les éléments juridiques en notre possession", explique-t-il. Première étape, un recours devant le Conseil d'Etat qui pourrait intervenir dès ce jeudi.
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