La France ouvrière en crise vue par le romancier Thomas Flahaut
Quel a été le point de départ de ces Nuits d’été ?
Les Nuits d’été a mis du temps à trouver une forme pour dire ce que ça a été, pour moi qui suis fils d’ouvriers, de travailler quelques mois de nuit, dans une usine du Jura bernois, parmi les frontaliers. Il y a eu un long processus pour trouver quelle position j’occupe, du point de vue bourdieusien presque, et déterminer mes représentations et donc la fiction, la langue ; comment trouver alors un dispositif propre à atténuer cela, prévenir, indiquer d’où je parle.