Hellfest, Vieilles Charrues… Quid du bilan carbone de ces énormes paquebots ?
The Shift Project dénonce une “gigantisation” des festivals de musique français depuis les années 2000. Le think tank a notamment tapé sur les doigts des organisateur·trices du Hellfest, qui a fait environ 420 000 entrées payantes cette année dans la petite ville de Clisson – soit deux fois plus que lors de sa dernière grosse édition en 2019.
Parmi les éléments dénoncés par The Shift Project, on trouve, entre autres, l’utilisation de brumisateurs géants et de lances à eau qui ont arrosé les festivalier·ères lors des fortes vagues de chaleur de fin juin, le déplacement en avion de nombre d’entre eux et elles pour se rendre sur les lieux du festival, ou encore les 300 000 litres de fioul qui ont permis d’alimenter le festival en électricité.
Des mesures pour réduire leur impact écologique
À mesure que tous ces géants – Hellfest, Vieilles Charrues, Eurockéennes… – s’agrandissent, leur bilan carbone explose lui aussi. Parmi les mesures qui contribueraient à réduire leur impact écologique, le think tank préconise avant tout la réduction drastique du nombre de participant·es, quitte à multiplier le nombre de festivals. “Réduire la jauge d’un grand festival réunissant 280 000 personnes en dix festivals de 28 000 personnes”, pourrait permettre de réduire de 20 à 30 fois son bilan carbone. Il faudrait donc que ces énormes paquebots montrent la voie et s’adaptent aux enjeux climatiques car, toujours selon The Shift Project, il n’est aucunement souhaitable que la culture, en adhérant au modèle d’hypercroissance, participe elle aussi à la destruction de l’environnement.