Impôt sur la mort: le diagnostic à côté de la plaque de la socialiste Chloé Ridel
Les droits de succession, impôt sur la mort basé sur l’envie et la jalousie, ne cesseront jamais d’être défendus par les socialistes.
Dans un tweet sur X, Chloé Ridel, députée européenne, s’inquiète de l’importance que prend l’héritage dans la constitution du patrimoine : il représente en effet 60 % du patrimoine total, contre 35 % au début des années 1970. « Nous ne laisserons pas la France glisser vers une société d’héritiers ; ça n’est ni juste, ni bon pour l’économie ».
Mme Ridel prend le problème à l’envers. Le problème n’est pas la part croissante de l’héritage dans le patrimoine total, mais le poids de la fiscalité qui appauvrit tout le monde, tout en favorisant une société d’héritiers (puisqu’il n’est plus aussi facile de s’enrichir par le travail qu’auparavant). Le taux de prélèvements obligatoires est, en l’occurrence, passé de 34 % du PIB en 1970 à près de 45,3 % aujourd’hui. Ce taux est supérieur de 4,4 points avec la moyenne de la zone euro et de l’Allemagne (40,9 % du PIB). Dans un contexte où l’État désincite le travail et l’épargne, l’héritage prend mécaniquement une place plus importante – non parce qu’il explose, mais parce que le reste recule.
L’impôt sur la mort est d’autant plus injuste que le défunt, lui, s’est déjà acquitté de nombreux impôts pendant sa vie (impôt sur le revenu, taxe foncière, IFI, droits d’acquisition, etc.). Mais il faudrait peut-être que ce qu’il laisse à ses enfants soit encore ponctionné par l’État ? Ce n’est pas comme si la France ne battait pas un record en la matière : en pourcentage du PIB, la part des impôts sur les successions et les donations était la plus élevée de l’OCDE en 2021 (0,74 %), loin devant l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Royaume-Uni. Ce n’est pas non plus comme si l’impôt sur la mort n’était pas détesté des Français : 82 % le jugent illégitime.
Pour rétablir un peu de justice fiscale, Mme Ridel devrait plutôt défendre la propriété et plaider pour la suppression de l’impôt sur la mort, comme l’ont fait la Suède, l’Autriche, la Norvège ou encore la République tchèque depuis longtemps.
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